Histoire de l'insémination en France |
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La France est un pays précurseur dans l'utilisation de l'Insémination Animale (IA) comme mode de reproduction et de sélection à part entière dans l'espère caprine. Les toutes premières IA chez la chèvre ont été pratiquées en 1954, en semence fraîche, sur chaleurs naturelles. Ce n'est qu'à partir de 1985 que cette technique de reproduction se développe à grande échelle, avec la restructuration en 1983 des centres de production et l'appui de la profession. Evolution des effectif caprins inséminés (en milliers) (Source : SEIA - CAPRI-IA) |
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| 1971 | 1985 | 1995 | 1996 | 1997 | 2001 | |
| 5,2 | 16,0 | 57,2 | 59,9 | 61,3 | 63,4 | |
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Les premiers traitements de synchro. datent de 1965 |
Un long travail de mise au point des méthodes de cryoconservation de la semence de bouc, et des méthodes d'induction-synchronisation des chaleurs ont été nécessaires. L'IA s'est surtout développée en relation avec la mise en place du schéma d'amélioration génétique et son extension. Associée aux traitements progestatifs, elle a contribué également à l'étalement des périodes de mises bas et donc celles de la production laitière, comme le réclamaient les industriels de la filière caprine. Les dates clé : - 1954 : Premières IA en semence fraîche sur chaleurs naturelles - 1965 : Début des traitements hormonaux pour induction de l'oestrus et de l'ovulation - 1968 : Premières IA en semence congelée - 1984 : Passage de 2 IA à 1 IA par femelle pendant l'oestrus - 1985 : Remplacement du traitement progestatif long par le traitement progestatif court - 1991 : Diminution du nombre de spermatozoïdes par paillette de 250 à 100 millions - 1995 : Mise en place du traitement photopériodique en Centre de Production de Semences pour une collecte toute l'année. - 1999 Harmonisation du moment d'insémination à 43h après la fin du traitement hormonal d'induction pour les races Alpine et Saanen |
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La technique actuelle |
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Le technique utilisée actuellement en insémination caprine est le fruit de plusieurs études et expérimentations qui ont permis de faire évoluer le protocole, le rendant ainsi toujours plus efficace. Aujourd'hui de bons résultats après insémination dépendent de trois étapes importantes : |
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Le choix des chèvres à mettre à l'insémination Les femelles retenues pour être inséminées doivent avant tout être choisies sur critères physiologiques, avant même d'envisager les aspects génétiques. Les éleveurs adhérents du Contrôle Laitier Officiel disposent à cette fin du Suivi de Reproduction Sélection, sur lequel les femelles les plus aptes à être inséminées sont repérées par la mention IA ou IA+. Si toutefois les femelles IA ou IA+ sont en nombre insuffisant, nous conseillons de compléter le lot par des femelles SN ou SN+ qualifiées. Il est alors important de respecter strictement un intervalle d'un an entre la date prévue d'IA et la date de dernière fécondation. Il est également conseillé d'éviter : - Les chèvres en état de pseudogestation - Les chèvres adultes non fécondées ou avortées à la campagne de reproduction précédente - Les chèvres ayant moins de 70 jours de lactation au début du traitement d'induction de l'oestrus - Les chèvres de plus de 4 ans |
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Le respect du protocole d'insémination Il est impératif de respecter la chronologie des opérations du protocole (délais et horaires), ainsi que les doses de produit indiquées. Ne pratiquer qu'un seul traitement hormonal d'induction par femelle et par an. Il est également important de conserver les produits dans de bonnes conditions : éponges à l'abri de la lumière et de l'humidité, PMSG à 4°C (réfrigérateur) et Cloprosténol à l'abri de la lumière. Seules les femelles détectées en chaleur par le mâle doivent être inséminées. Il est donc recommandé de prévoir 10 à 15% de femelles supplémentaires par lot afin de conserver un nombre suffisant de femelles à inséminer après la détection des chaleurs. |
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La contention
Échographie |
L'organisation du chantier d'IA et le suivi Il est important de bien choisir le lieu où sont réalisées les inséminations : à l'abri du soleil, du vent et de la pluie. Une lumière vive est fortement déconseillée Éviter tout stress des femelles avant, pendant et après l'IA : repérer et regrouper les chèvres à inséminer, inséminer dans le même ordre que les poses d'éponge et travailler au calme. Les changements brutaux d'alimentation dans le mois qui précède et celui qui suit les IA sont à proscrire. La contention des animaux est un élément important de l'organisation. Une bonne contention permettra de travailler plus facilement, plus confortablement et plus rapidement. Elle limite ainsi le stress aussi bien pour les animaux que pour les hommes. Plusieurs moyens de contention existent aujourd'hui : la chaise de contention, le cornadis, et la salle de traite. Le constat de gestation par échographie 35 jours après l'IA permet de gérer au mieux la reproduction du troupeau en plaçant les femelles non fécondées sur IA, à la Saillie Naturelle. |
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Des semences aux qualités exceptionnelles |
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Les semences congelées produites par CAPRI-IA apportent de nombreuses garanties et beaucoup d'avantages aux utilisateurs : Eprouvées par un testage fiable et rigoureux sur un grand nombre de femelles dans différents élevages inscrits contrôle officiel de performances, leur haute valeur génétique bénéficie de toutes les garanties apportées par le Schéma national collectif. Elles sont issues des mâles appartenant incontestablement à l'élite mondiale des races Alpine et Saanen. En effet ces mâles sont nés des accouplements entre les meilleures femelles inscrites au Contrôle Laitier Officiel et les meilleurs mâles agréée améliorateurs. Elles offrent des garanties sanitaires incomparables puisque l'agrément des mâles améliorateurs nécessite des contrôles à tous les niveaux : dans le cheptel de provenance du bouc et de sa mère, en station de quarantaine et en Centre de Production de Semences. Enfin, leur pouvoir fécondant rigoureusement contrôlé permet d'obtenir une fertilité moyenne au niveau national de 65% de mises-bas. |
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L'insémination en chiffres |
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Depuis 1984, l'insémination caprine connaît une progression constante. L'année 2001 confirme cette tendance avec une augmentation de 5,5% du nombre d'inséminations réalisées en France. Cette augmentation est variable selon les régions mais les principales zone d'activité pour l'IA caprine sont le Poitou-Charentes, loin devant les régions Centre, Midi-Pyrénées, Pays de Loire et Rhône-Alpes. 63 367 inséminations ont ainsi été mises en place par les associés coopérateurs de CAPRI-IA. Cela concernait 1144 élevages, en majorité adhérents du Contrôle Laitier Officiel (994 élevages) dont la plus grande partie était adhérente à CAPRIGENE FRANCE (87% des éleveurs utilisateurs de l'IA adhérents du CLO, participent au contrat Gènes+). 61% des inséminations concernaient la race Alpine, contre 39% pour la race Saanen. La majorité des inséminations sont mises en place en saison sexuelle, entre août et septembre (= 43% des IA totales pendant cette période). Le nombre moyen de chèvres inséminées par troupeau était de 51 femelles pour 2001. |
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Les inséminations permettent aux éleveurs utilisateurs de faire progresser plus rapidement leur élevage. Ils bénéficient ainsi des avantages sanitaires, économiques et techniques des semences produites par CAPRI-IA. Performances laitières en fonction du pourcentage de femelles nées d'insémination présentes dans le troupeau (Source : Bilan Génétique CAPRIGENE FRANCE 2001)
% de femelles nées d'insémination Index laitiers en fonction du pourcentage de femelles nées d'insémination présentes dans le troupeau (Source : Bilan Génétique CAPRIGENE FRANCE 2001)
% de femelles nées d'insémination |
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